je joue (vraiment un peu) à
Super Street Fighter 4

Par Richard DaLuz.
Margaret Meserve et Marcello Simonetta ont-ils cillé quand l’équipe d’Assassin’s Creed 2 leur a annoncé que Julien de Médicis serait assassiné devant Santa Maria del Fiore et pas dedans, pendant l’office ? Ont-ils appuyé très fort sur leurs paupières du pouce et de l’index, comme pour se punir d’avoir accepté de devenir consultant ? A moins qu’ils n’aient été soulagés au contraire : si leur rôle se bornait à avaler les compromis et à agir sur quelques points de détails (le pont di Realto en bois, pas de gardes suisses autour du pape Alexandre VI), on leur épargnait du même coup de surnager dans le risible complot syncrétique qui réinterprète des milliers d’années d’Histoire. La fierté se réfugie parfois dans de petites choses.
« Iris » était le nom de code de la console de nouvelle génération sur laquelle nous travaillions pour remplacer la Game Boy Advance, avant le développement à proprement parler de la Nintendo DS. Ensuite, elle hérita de deux écrans et du nom de code Nitro et fut commercialisée sous le nom de Nintendo DS.
Pour résumer, « Iris » constituait la base de ce qui allait devenir la Nintendo DS.
Tsujimoto: Le tout premier concept consistait à mettre en avant un « jeu d’action en ligne », mais on a toujours ajouté « où tout le monde peut jouer ». C’était un point très important. Car en général, quand on parle de jeux en ligne, on s’imagine des gens qui s’immergent totalement dans ces univers virtuels, de vrais fanatiques. Seulement, nous, avec ce jeu, nous visions une plus grande liberté de mouvement. Ainsi, on a tenté de créer une atmosphère où, si l’on aime faire la cuisine, cela ne pose aucun problème. On a aussi fait en sorte que ceux qui aiment la pêche puissent s’en donner à cœur joie.
Iwata: Ce que vous dites sur la pêche me fait penser à Animal Crossing. (rires)
(Tsujimoto et Fujioka éclatent de rire.)
Iwata: Bien sûr, l’aspect et le système du jeu sont complètement différents, mais il y a en effet des similitudes dans le concept de base.
Fujioka: Effectivement. Tout le monde se connecte au même univers, mais les gens ne sont pas obligés de tous faire la même chose. Chacun peut faire ce dont il a envie. Mais lorsque le groupe atteint un objectif, tout le monde en bénéficie.
Iwata: Les gens ont la liberté de faire ce qu’ils préfèrent.